CIRCUS MUNDI A CANTELEU

17 mars 2008

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Du 13 juillet au 17 septembre 2006, CIRCUS MUNDI occupa une des grottes du couvent Sainte-Barbe à Canteleu. Cette présentation se fit dans le cadre de l’exposition « Extraits » organisée par Art Seine Tri.D. Le couvent Sainte-Barbe date du XVème siècle, mais les grottes sont bien plus anciennes. Ce couvent est un lieu qui acueillit des populations très diverses : religieux, carriers, sages-femmes, aliénés, mères célibataires… Son dernier occupant, l’Oeuvre Normande des Mères, était en train de déménager lors de la mise en place de l’exposition. Cette association qui s’était installée dans ces bâtiments en 1948 accueillait de jeunes « filles-mères » ou des mères fuyant leur compagnon.

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La grotte qui accueillait CIRCUS MUNDI était autrefois le prolongement de la chapelle. Des messes étaient encore parfois données dans ce vaste espace.

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L’humidité naturelle de la grotte et la durée de l’exposition firent progressivement moisir tous les éléments, rendant l’installation impropre à une nouvelle manifestation. C’est donc dans la grotte-chapelle du couvent de Sainte-Barbe que fut présentée pour la dernière fois CIRCUS MUNDI.

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CIRCUS MUNDI A AMIENS

15 mars 2008

Du 17 juin au 16 septembre 2005, CIRCUS MUNDI s’installa au Carré noir du Safran à Amiens. Dominique Grain, le responsable de la programmation m’avait réservé une surprise. Il avait appris de l’équipe de Laon que je souhaitais présenté CIRCUS MUNDI avec des majorettes, aussi me fit-il la surprise de la venue du groupe des « amiénoises danses bâtons » lors du vernissage. Plusieurs romans-peintures étaient accrochés aux murs autoure de CIRCUS MUNDI.

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CIRCUS MUNDI A LAON

11 mars 2008

La tournée de CIRCUS MUNDI en Picardie commença à Laon par une exposition à la Maison des Arts et Loisirs du 8 avril au 26 mai 2005. Cette exposition était intitulée « CIRCUS MUNDI ET CÆTERA… » et présentait la nouvelle version de CIRCUS MUNDI mais également d’autres pièces comme les romans-peintures et « Les marottes du commis-voyageur ».

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Le projet de l’exposition de Laon regroupe plusieurs installations qui font surgir des univers différents. Le point commun à tous ces travaux est la présence de la peinture qui parfois est un élément abstrait et décoratif et parfois permet une représentation anecdotique. Si toutes les pièces sont peintes, elles le sont avec une grande économie de moyens puisque cette exposition sera entièrement en noir et blanc. L’installation CIRCUS MUNDI qui lors de sa première version était rose et verte, puis fut repeinte en rouge et jaune et agrandie, sera encore transformée et repeinte en noir et blanc. Une baraque en bois contiendra l’ensemble des éléments. C’est à Laon que sera présentée pour la première fois cette nouvelle version du petit cirque CIRCUS MUNDI avant de continuer sa tournée en allant à Amiens à la galerie du Carré noir, au Safran.

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CIRCUS MUNDI A MONT SAINT AIGNAN

9 mars 2008

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Le 4 avril 1998, CIRCUS MUNDI déploya sa piste et ses éléments à Mont Saint Aignan, près de Rouen, au centre Marc Sangnier, dans le cadre de la manifestation « Solo ». Le solo pour violoncelle « Mnaïdra » de Dominique Lemaître fut interprétée sur la piste rouge et jaune. La ménagerie était alors composée de trois moineaux du Japon, d’un hamster russe et d’un poisson rouge. C’est la dernière fois que CIRCUS MUNDI fut présentée avec des animaux.

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Après cette représentation, CIRCUS MUNDI sera replié et rangé dans l’atelier durant plusieurs années jusqu’à ce que Dominique Grain, responsable de la programmation du Carré noir à Amiens me propose une tournée en Picardie. Cette petite tournée aura lieu en 2005. Mais avant cela, CIRCUS MUNDI me donnerait l’idée de deux projets : « Les marottes du commis-voyageur » et la série des « Romans-Peintures ».
L’installation « L’art d’être funambule » était uniquement constituée d’objets existants, de « ready-made », et avait suscité en moi le désir de concevoir une installation dans laquelle tous les éléments (ou presque) seraient réalisés à la main, « artisanalement », avec les qualités et les défauts de mes possibilités personnelles. La fabrication de CIRCUS MUNDI nécessita le travail du bois et du tissus, mais également un travail de peinture. Ces peintures étaient bien sûr en fait des rayures, des « compositions abstraites ». Elles déclenchèrent en moi l’envie d’aborder un travail de peinture « figurative ». Mon épouse Marie-Claude qui avait déjà été le « sujet » de plusieurs de mes installations (voir le blog MARIE-CLAUDE, http://marieclaudecircusmundi.unblog.fr/), allait devenir le sujet de peintures en noir et blanc, de diptyques où l’image accompagne un texte racontant des relations sentimentales parfois difficiles entre mon héroïne et un homme. Les textes étaient composés à partir de nombreux extraits de romans-photos.
L’invitation de Dominique Grain à présenter de nouveau CIRCUS MUNDI me donna l’occasion d’imaginer une nouvelle évolution pour le petit cirque en lui ajoutant des panneaux peints recto et verso sur lesquels l’histoire (fictive) d’une femme-clown (mon épouse) serait racontée. Trois enfants-clowns (nos enfants) seraient également présents sur ces grands panneaux. Ces panneaux ayant été peints en noir et blanc, les éléments et la piste de CIRCUS MUNDI devaient à leur tour être repeints en noir et blanc.

CIRCUS MUNDI A GENEVE

9 mars 2008

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Les 16, 17 et 18 janvier 1998, CIRCUS MUNDI était en représentation à Genève dans la galerie Mire. La ménagerie comprenait trois canaris, une chèvre, une oie, un hamster russe et un poisson rouge.

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Circus Mundi c/o MIRE

Le temps d’un tour de piste, La BF15 de Lyon et la Nouvelle Galerie de Grenoble redeviennent les partenaires de Mire puisque toutes trois reçoivent Circus Mundi en tournée dans la région Rhône-Alpes. Sans ambition de concurrencer les professionnels du chapiteau, son concepteur, Thierry Heynen risque un portrait de l’artiste en saltimbanque. L’idée n’est pas neuve. Ce qui l’est plus, c’est d’accepter des conditions d’exposition proches de celles que vivent quotidiennement les forains. Légèreté, encombrement réduit, rythme soutenu d’une programmation serrée, adaptation rapide à des structures d’accueil chaque fois différentes sont quelques unes des contraintes que l’artiste a choisi de s’imposer.

Pourtant c’est du côté de l’art moderne et contemporain que les références foisonnent. Ces escabeaux constructivistes hésitent entre l’architectone de Malévitch et un monument (reverticalisé) à la 3ème Internationale version « Animal’s farm ». Les rayures des éléments rendent un hommage enjoué au talent décoratif de Buren. La brebis confortablement installée sur sa litière de paille, la colombe qui volette et le lapin au mâchouillement dubitatif donnent de l’animalité une version bon enfant, très éloignée de l’étrange voisinage qu’avait tenté Joseph Beuys avec un coyote. Il est vrai que Thierry Heynen ne se pose ni en chaman ni même en dompteur et que Circus Mundi, semblable en cela à « Cirque » de Seurat, est figé — mais pour d’autres raisons qui n’ont rien à voir avec les codes de la représentation. Au rayon des citations, on n’oubliera pas l’inévitable filiation à Duchamp : l’infrastructure de Circus Mundi, animaux non compris puisqu’ils doivent être fournis par les institutions invitantes, tient dans une valise ou presque, le coffre d’une voiture.

Au final, ce sont les vertus du décalage qui sont systématiquement exploitées. Décalage de l’objet : Circus Mundi est une ébauche de cirque, sa version anémiée. Décalage du lieu : la galerie utilisée à contre-emploi. Décalage du genre : l’animalité ébahie hésite à s’ébrouer dans la cage immaculée du cube blanc. Décalage de la référence : que penser de cette liste dont l’ordre alphabétique donne Bouglione avec Buren et Heynen avec Knie ? Ni véritable représentation foraine ni réelle exposition, la prestation de Circus Mundi installe le malaise d’une indéfinition. Le « petit cirque » faisait de la misère de ses moyens le ressort même de sa poétique et révélait la verve parodique du génial marionnettiste Calder. A l’inverse, le coefficient de réalité résultant d’une présence animale vaguement indifférente, quelque peu effarée, empêche le processus de sublimation qui soutient toute représentation. En pliant bagage, Circus Mundi laisse un vide de sens décidément plus difficile à assumer lorsqu’on est humain que lorsqu’on est une poule.

Hervé Laurent
responsable de Mire

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CIRCUS MUNDI A LYON

7 mars 2008

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CIRCUS MUNDI fut à Lyon dans la BF15 les 13, 14 et 15 janvier 1998. La ménagerie comportait alors quatre oiseaux exotiques, une souris blanche et un poisson rouge.

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CIRCUS MUNDI A GRENOBLE

2 mars 2008

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En 1998, l’artiste Daniel Donadel, alors directeur artistique chargé de la programmation de la Nouvelle Galerie à Grenoble, organise une tournée du CIRCUS MUNDI dans trois villes : Grenoble, Lyon et Genève.

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CIRCUS MUNDI s’installa à Grenoble, dans la Nouvelle Galerie, les 8, 9 et 10 janvier 1998. La ménagerie de CIRCUS MUNDI était constituée de deux moineaux du Japon, de deux autres oiseaux exotiques, d’un hamster et d’un poisson rouge.

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Tous les éléments de CIRCUS MUNDI avaient été conçus afin de s’emboiter les uns dans les autres, de se dégonfler ou encore de se plier pour tenir dans (ou sur) la Ford Sierra break grise qui servait aux transports.

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Les invitations pour chacune des expositions de cette tournée avaient la forme d’un billet d’entrée aux couleurs de CIRCUS MUNDI.

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CIRCUS MUNDI A SAINT VALERY-EN-CAUX

26 février 2008

De retour du Québec et fort de l’expérience du MUNDI CIRCUS, je crée de nouveaux éléments pour le CIRCUS MUNDI : une piste, des ballons de différentes tailles recouverts de toile peinte et deux habits (un pantalon à bretelles à porter avec des échasses et sa veste à très longue queue de pie) ainsi que quelques autres chariots supportant une cage.

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En 1997, dans le cadre d’un projet intitulé SOLO (un événement Art Seine Tri.D), CIRCUS MUNDI est présenté dans la Maison Henry IV de Saint Valery-en-Caux accompagné d’une représentation particulière puisqu’il s’agit de l’interprétation de « Mnaïdra », solo pour violoncelle de Dominique Lemaître.

Très vite lors de cette installation les rayures roses et vertes me paraissent bien fades à côté de l’impact des éléments de MUNDI CIRCUS, son confrère québécois. Dès le retour de CIRCUS MUNDI à l’atelier, je décide de le repeindre intégralement en rouge et jaune.

MUNDI CIRCUS A ROUYN-NORANDA

25 février 2008

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Pour le centre de diffusion L’ECART.. ., lieu d’art actuel, Thierry Heynen réalisera une seconde version de son installation CICUS MUNDI, qui circule actuellement en France.
Inspirée des petits cirques ambulants qui traversent l’Europe, cette installation est composée de formres simples et de quelques animaux, tirant parfois un chariot. La version abitibienne, nourrie des expériences de la première version, contiendra des éléments découverts sur place…

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Période de création : 22 au 31 octobre
Lors du vernissage l’artiste sera présent et nous entretiendra de sa démarche artistique.
Le vernissage aura lieu le vendredi 1er novembre 1996 à 19h.
L’exposition se poursuivra jusqu’au 9 novembre 1996.

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En novembre 1996, suite à une invitation de l’artiste Daniel Corbeil, était présenté à Rouyn-Noranda (Québec), dans la galerie « L’Ecart », un autre cirque directement dérivé de CIRCUS MUNDI et intitulé MUNDI CIRCUS. La plupart des éléments de ce cirque avaient été réalisés en France, en toile peinte (couleur écru de la toile et bandes peintes en rouge franc) sur lesquels étaient fixés des œillets. Sur place, je réalisai en bois les structures qui seraient couvertes par mes toiles et peignis une partie des murs de bandes rouges.

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MUNDI CIRCUS comptait une ménagerie bien plus impressionnante que son confrère européen : une jument noire, une chèvre, une poule, une colombe, deux poissons rouges et trois perruches. La chèvre, la poule et la colombe étaient en liberté dans la galerie.

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La piste et tous les éléments en toile m’avaient accompagné durant le voyage et contenaient dans une simple valise en carton. Pour l’anecdote, le nom de la chèvre était « Gigot ».

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WORLD CIRCUS

24 février 2008

Peu de temps après la création de CIRCUS MUNDI, une invitation m’était lancée de participer à un projet autour de 39 polaroïds réalisés par Georges Perec lors d’un voyage sur un porte-containers entre Le Havre et New-York dans les années 70. 39 artistes étaient invités à créer une pièce en deux dimensions dont le format ne devait pas dépasser 92×56 cm. L’ensemble des propositions a été remis au Carré d’art de Nîmes et avait été présenté lors de plusieurs expositions dont celle à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rouen en mai et juin 1997 et a fait l’objet d’une édition dans la revue TEM (Texte en main).

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Pour partir à la conquête de l’Amérique, le patron de CIRCUS MUNDI avait rebaptisé son petit cirque itinérant WORLD CIRCUS. Les deux perruches, la chèvre, le poisson rouge et la souris qui formaient l’ensemble de la ménagerie du CIRCUS MUNDI partiraient dans un conteneur spécialement étudié pour le transport des animaux. Hector Hermann, le clown équilibriste et dompteur du CIRCUS MUNDI les accompagnerait. Deux grandes malles contiendraient les nouveaux accessoires du futur WORLD CIRCUS, entièrement démontables et réalisés à base de toile de coton peinte de rayures rouges et jaunes par Hector. Les petites maquettes à découper et plier qui reprenaient les différents éléments du cirque avaient été tradites pour les enfants américains…

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Alors même que se constituait ce voyage imaginaire transatlantique du petit cirque, une proposition d’exposition m’était faite par un centre d’art québécois qui allait m’amener à mettre à profit la réflexion élaborée autour du WORLD CIRCUS.

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